mercredi 20 mars 2013

Communiqué Ultramarines


 
« Le Collectif Club Ultramarines tient à faire part de sa colère suite aux évènements du dernier Lille-Bordeaux. C’était pourtant avec joie que nous nous rendions, ce dimanche, au Grand stade de Lille afin d’assister à la rencontre Lille-Bordeaux, comptant pour le championnat de France. Ce déplacement, était également l’occasion de célébrer l’anniversaire d’une de nos plus vieilles sections, les Ultramarines de Somme, actifs camarades depuis 1993.

Et pourtant, sur les faits, ce déplacement fut en tout point négatif pour nous, au point qu’une partie des nôtres n’est pas entrée dans le stade, et que l’équipe n’a pu être soutenue par ses fidèles supporters. Les faits sont simples, et nous rappellent tristement l’épisode de Chelsea-Bordeaux, il y a quelques années. En pire. Tout débuta lors de l’entrée dans le stade, où notre matériel utilisé habituellement lors de tout les matchs fut privé d’accès au stade. Sans aucunes raisons, sans aucune argumentation, nos drapeaux furent consignés, jetés au sol… Leurs propriétaires traités comme des sous-hommes, ravalés au simple rang de bestiaux. Le tifo de la section Somme n’eut pas plus de succès ; interdit purement et simplement, là aussi, sans aucune raison. Un drapeau d’un groupe allemand, ami, quant à lui, fut jeté au sol. La raison fut explicite : « Rien à foutre des amitiés », lâché par le responsable sécurité en chef du club Lillois, apparemment grand amateur de lettres modernes et de sémantique.

Une partie d’entre nous n’a pu rentrer dans le stade, méprisés, insultés, nous décidions de ne pas bâcher, et de ne pas chanter ce dimanche… A la mi-temps, de très violents incidents ont éclaté à cette même grille d’entrée, les forces de l’ordre ont alors chargé, gazé, frappé à bout portant garçons et filles. Résultat : un chaos de plusieurs minutes. Ceci sont les faits. Et parce que nous raisonnons plus par la pensée que par la force contrairement à d’autres, nous tenons à faire part publiquement de quelques réflexions d’usage :

- On nous interdit des drapeaux, des banderoles, et même des écharpes, par mesure de sécurité. Mais qu’en est il des coups de matraques, de la gazeuse vaporisée à moins d’un mètre du visage d’un humain ?

- Le drapeau de nos amis allemands dérangeait, cela fut déjà le cas avec celui de nos amis stéphanois et ce à plusieurs reprises.Que devons nous en penser ? Que l’amitié entre supporters dérange ? Que les pouvoirs publics y préfèrent la violence ?

- Faut-il que nous venions au stade avec un arsenal de juristes et d’avocats afin de faire respecter nos droits fondamentaux de supporters ?

Et bien sur cette thématique au moins, nous y apportons d’ores et déjà notre réponse. S’il faut en arriver là pour faire respecter nos droits, nous y viendrons. Nous tenons à remercier les Marine et Blancs Ile de France et l’ensemble des autres clubs de supporters pour leur soutien et leur solidarité.

Pour finir sur une note plus optimiste, nous croisons les doigts pour la partie de coupe UEFA à venir jeudi, et nous serons présents au stadio De la Luz de Lisbonne avec nos couleurs, pour encourager notre équipe. Dans cette saison difficile, nos deux rayons d’espoirs (coupe de l’UEFA, Coupe de France) doivent être porteurs de mobilisation dans les rangs des supporters, car on ne peut pas dire que les affluences au stade Lescure méritent mieux que le piètre spectacle parfois fourni par notre équipe… Le rôle d’un supporter est de soutenir, alors tous unis derrière nos couleurs ! »