vendredi 5 juin 2020

La passion, les faits, et les nécessités. Vraiment ?


Nous avons pris connaissance du communiqué du club, publié ce vendredi 5 juin. Tâchons d’y répondre de manière simple et factuelle.





« Nous voulons rétablir la vérité des faits, dans leur simplicité afin d’éviter les polémiques inutiles et injustifiées. »

Tout au long de la semaine du 11 mai, nous avons rendu publics des enregistrements dans lesquels vous accumuliez les mensonges. Alors que ces affabulations étaient toutes démontées les unes après les autres, vous n’avez pas jugé utile de communiquer et de présenter des excuses publiques. Vous avez maintenu M. Thiodet à son poste, sans même vous soucier un instant des personnes qu’il avait pu blesser dans leur chair: des journalistes aux anciens joueurs en passant par les Marine & Blanc IDF, sans parler évidemment de notre association, de ses membres, et de l’ensemble des supporters girondins. La liste est , bien entendu, non exhaustive.


« La direction des Girondins de Bordeaux, sous l’autorité de son Président, Frédéric Longuépée, est entièrement consacrée au succès sportif du club, à sa pérennité, à ses équilibres tant au plan humain qu’économique »

« Sous l’autorité de Frédéric Longuépée ». Rappel intéressant. 
Intéressant également que vous parliez du sportif, vous qui n’y connaissez visiblement pas grand-chose. Quant à l’équilibre humain, parlez-en aux dizaines de salarié.e.s qui vous attaquent aux prud’hommes. Pouvez-vous d’ailleurs nous confirmer le nombre de procédures lancées, il paraît que nous approchons des 3 chiffres. 


« Les 24.000 spectateurs en moyenne venant assister aux matchs au Matmut Atlantique »

(rires)


« Prétendre que le club voudrait se séparer de lui (David Lafarge) est un mensonge, et une malveillance commise à son encontre »

Oser prétendre que nos agissements affectent David Lafarge est plutôt osé : rappelons que vous tentez de le placardiser depuis plusieurs mois, ce qui nous a valu des accrochages verbaux avec vous, du temps où nous nous parlions. Si M. Lafarge a été en arrêt pendant plusieurs mois, ce n’est certainement pas de notre fait, ni de celui du coronavirus.



« Dans ce domaine David Lafarge a fait un travail remarquable »

C’est pour cela que M. Longuépée lui a notifié un avertissement au mois de novembre dernier ?
 


« David a toute sa place parmi nous »

Dans ce cas, pourquoi avoir d’ores-et-déjà présenté son successeur, M. Poupard, en préfecture ?


« L’histoire des Girondins est ancienne, elle participe à la fierté de Bordeaux, de la région et de ses habitants. Nul ne peut s’approprier seul cette histoire »

Exact, et surtout pas vous. 


« Mais il n’est pas acceptable qu’une partie d’entre eux utilise le mensonge et la calomnie pour un objectif obscur mettant en danger l’avenir du club dans un temps réclamant la solidarité »

«  Mensonges et calomnies », c’était d’ailleurs le titre de notre premier leak. Manquez-vous à ce point de vocabulaire ? Cette phrase ressemble trait pour trait à un communiqué Ultramarines. Nous vous la retournons donc. 


« La ville de Bordeaux et les spectateurs venant applaudir leur équipe valent mieux que ce débat, ce déballage parfois, indigne de notre histoire »
 
C’est parce-que la ville de Bordeaux mérite mieux que vous donnez une fin de non-recevoir aux demandes de son maire, dans des termes plutôt grossiers ? Évoquer l’histoire du club sans en connaître une ligne, figure de style intéressante. 


Sous l’autorité de Frédéric Longuépée, les Girondins de Bordeaux entendent, plus que jamais, être un acteur de la vie municipale et régionale.

« Sous l’autorité de Frédéric Longuépée », bis. Cela commence à se voir. 


« Le club, ses joueurs, ses équipes, sa direction sont entièrement dévoués au rayonnement de Bordeaux et de sa région »

Nous, c’est les Girondins. Bordeaux c’est la ville, et vous ne faites pas partie des élus locaux, à notre connaissance. Restez à votre place. Enfin non, quittez-là. 


« Dans le respect de chacun, au service de cette ambition, il est grand temps de mettre fin aux polémiques qui ne servent que les adversaires du club ».

Que vous osiez parler de respect, c’est osé. De « polémiques », encore plus. Nous ne sommes pas les adversaires des Girondins de Bordeaux, en revanche, nous vous considérons comme tel.

La passion : ce sont les supporters

Les faits : vous êtes des (piètres) menteurs

Les nécessités : partez

PS : et remplacez votre communicant, c’est une catastrophe à tous les niveaux.

jeudi 4 juin 2020

Frédéric Longuépée déclare la guerre au Virage Sud



Alors que M. Longuépée, avec le ton calme et rassurant qui le caractérise, martelait récemment dans la presse son ouverture au dialogue, tous les éléments que nous avons à notre disposition montrent qu’en coulisse, un autre scénario est en train de se jouer. 
Et pas des moindres. Nos sources sont formelles : le Président délégué des Girondins est en train de finaliser en catimini le renvoi du directeur sécurité historique du club, David Lafarge. Ce dernier sera remplacé au pied levé dans les prochains jours par un ancien commissaire de police parisien, M. Poupard. 

David Lafarge, à ce poste depuis 1998, est le rouage indispensable de la relation club-instances-supporters. Vous qui aimez l’ambiance, vous qui aimez nos tifos, vous qui aimez nos tambours, nos drapeaux (…), sachez que sans l’implication de tous les instants de M. Lafarge, rien de tout cela n’existerait. Sachez que sans sa présence, Adieu Lescure aurait été une journée comme une autre. David Lafarge est un acteur de l’ombre infiniment précieux, assurant un lien et un dialogue indéfectible entre tous les acteurs qui cohabitent un soir de match. 

Comprendre son importance, c’est comprendre le fonctionnement de la question sécuritaire en France : alors que la réglementation sur les tribunes reste profondément opaque, beaucoup de questions sont laissées à la libre appréciation des directeurs sécurité, ce qui leur confère un pouvoir de censure extrêmement important en cas de conflit entre club et supporters. Dans le cas présent, en clair, notre sono, nos tambours, et même notre bâche se verront sans nul doute interdits au stade dans les plus brefs délais. 

Même si en 22 ans nous nous sommes accrochés à de nombreuses reprises avec David Lafarge, nous avons toujours trouvé avec lui un terrain de dialogue, juste, honnête et sincère. Un travail payant: aucun incident grave n'a émaillé notre tribune lors de ces 20 dernières années, et l'ambiance que nous mettons dans ce stade est devenue, d'avis général, indispensable à la survie du club. 

Alors, quand nous apprenons qu’après ces deux décennies de bons et loyaux services, il serait renvoyé comme un intérimaire après sa période d’essai, nous voyons rouge. 

D’autant que c’est évidemment une attaque frontale contre le Virage Sud. Remplacer un directeur sécurité comme David Lafarge par un ancien commissaire, c’est passer du respect et du dialogue à une répression totale. Et c’est faire planer une menace sécuritaire sur un endroit totalement pacifié. Les autorités apprécieront.

Nous avions déjà eu un aperçu de la stratégie Longuépée, à l’occasion de Bordeaux-Strasbourg, quand le quart de Virage qui nous était réservé – suite à un huis clos partiel – était placé sous le contrôle d’une équipe de sécurité parisienne, dont les salariés visiblement bien briffés étaient prêts à en découdre. Nous avions réussi de peu à éviter le pugilat, en appelant notre tribune au calme. Dans les conditions actuelles, pas sûr qu’il nous soit possible de contenir la rage et la colère des supporters bien longtemps. 

Voyons clairs dans son jeu, arrêtons d’être dupes. M. Longuépée ne veut pas le dialogue. Il ne l’a jamais voulu. Il prépare la guerre. 

Alors que des milliers de supporters attendaient impatiemment son départ – tout comme celui de M. Thiodet – cette nouvelle va clairement contribuer à radicaliser encore peu plus le conflit qui nous oppose.

La direction des Girondins prépare un « plan Leproux » à Bordeaux. Le destin leur donne un coup de main avec cette crise du covid qui nous empêche – mais plus pour très longtemps – de nous rassembler et d’hurler notre colère.

A travers, cette courte communication, nous exigeons le maintien de David Lafarge à son poste, et le départ sans délai de M. Longuépée et de M. Thiodet. 

Maintenant, ça suffit. C’est eux, ou nous. 

Prévenons-les d’avance, il ne sera pas facile de se débarrasser de nous. 

Nous sommes des milliers, nous sommes partout. Et nous ne reculerons devant rien face à la menace qui pèse sur notre club et désormais sur notre Virage. 

Longuépée démission ! Thiodet aussi !